Corps sonores

corps

resume

A Montréal, comme partout ailleurs, les couples se font et se défont. Les individus s’attirent, se repoussent, dans une perpétuelle valse des corps. Dans cette même ville s’entrecroisent des destins à la fois différents et semblables, liés par ce sentiment indescriptible : l’amour. Cette inconnue à laquelle même la science ne peut donner d’explication, ce concept qui nourrit l’imaginaire des artistes depuis toujours, est au cœur du nouveau roman graphique de Julie Maroh.

avis

J’ai avant tout été attirée par la couverture de cette BD : paysage agréable, scène de vie simple, couleurs douces… Cela me plaisait beaucoup.

Toutes les saynètes de la vie amoureuse qui y sont racontées sont véritablement passionnantes malgré le caractère parfois atypique de certaines d’entre elles. On y croit; parfois même, on les a vécues : discuter pour la première fois, savoir si on le/la rappelle avec une nuit de sexe, s’échapper après une dispute, découvrir le « polyamour », rejouer la scène de la rencontre après plusieurs années de vie commune, rester avec elle/lui malgré la maladie et les conflits, etc. Ces situations sont tellement universelles que le fait que les personnages soient hétéros, homos, bis ne change rien; le sentiment amoureux est le même quelle que soit son orientation sexuelle.

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Julie Marot, l’auteure, écrit une chose simple et tellement vraie dans l’introduction : « Nous ne sommes pas une minorité. Nous sommes les alternatives. Car il a autant de relations amoureuses qu’il y a d’imaginaires. »

Les actions se déroulent à Montréal, ce qui sous-entend un vocabulaire parfois différent de celui de l’Hexagone. Si dans les premières scènes cela peut agacer car il y a beaucoup de petits astérisques et de mots et expressions traduits, on apprend vite à passer outre.

Les histoires sont sublimées par un dessin où le contraste du noir et du blanc est parfaitement maîtrisé. C’est un vrai plaisir visuel! Les nuances de gris, les jeux de lumières… ouah! Quel dommage que les visages des individus soient trop grossiers, avec un trait trop simple.
Le choix de la dernière scène est très intéressant. Il laisse flotter un espoir au-dessus de ce sentiment qui peut parfois faire naître la douleur et la cruauté. Malgré les moments difficiles, l’histoire n’est peut-être pas finie…
On ressort de cette lecture avec le cœur débordant de bons sentiments. Cette BD est une jolie ode à l’amour et à la tolérance.

Note : 

04


fiche1

Scénario/Dessin : Julie Maroh
Éditeur : Glénat
Année de parution : 2017
Genre : roman graphique
Nombre de pages : 300

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