Un lapin peut changer une vie – Sandrine KAO

lapin

resume

Dans la famille Ribout, il y a…

Agathe, l’aînée indomptable qui, par inadvertance, se retrouve molle comme une guimauve face à un garçon.

Mais aussi…

Paul, le père qui fait semblant d’aller travailler et n’ose avouer où il passe réellement ses journées.
Emmanuelle, la mère qui préfère dessiner des plats mijotés que les cuisiner.
Alicia, la cadette « première de la classe » devenue « paria » à cause d’une sombre histoire de poux.

Et las but not least…

Django, le lapin qui va tout changer!

avis

Merci aux éditions Syros pour leur confiance.

Comme le laisse présager le résumé, ce livre est une saga familiale légère et pétillante. Pourtant, les membres ne sont pas dans une situation des plus joyeuses : le père n’a plus de travail depuis peu et la mère, illustratrice, n’est engagée dans aucun projet. La famille doit donc trouver un moyen de joindre les deux bouts.

On suit un personnage différent à chaque chapitre, ce qui donne un bon rythme à la narration. Les titres des chapitres, construits sur une structure répétitive, donnent le sourire à eux seuls : « où Emmanuelle rend compte, devant une casserole de pâtes, de la situation catastrophique dans laquelle est plongée toute la famille », où Alicia se retrouve nez à nez avec un pou et perd son sang froid », etc. On dirait presque des épisodes composant une série télévisée. J’ai pris plaisir à suivre les aventures de cette famille : ils sont tous dotés d’un optimisme admirable malgré les déboires qu’ils vivent. La jeune Alicia n’en fait pas toujours preuve, mais je trouve que c’est ce qui la rend si adorable. Elle a des problèmes existentielles de petite fille qui paraissent dérisoires aux yeux des plus grands, ce qui ne l’empêche pas d’être déterminée à les résoudre.

« Keja, c’était une cancre. Quatre en maths, sept en français, et deux ans de plus que les autres… Elle faisait des fautes d’orthographe épouvantables et ne comprenait rien à rien aux problèmes. Elle jurait tout le temps et avait la réputation de tricher, en plaçant dans sa trousse des antisèches -ce qui, au vu de ses notes, ne semblait absolument pas fonctionner. Keja n’était pas non plus très présentable : ses habits ne sentaient ni le propre ni l’adoucissant; ils étaient usés et démodés, et provenaient certainement de la Croix-Rouge. Car Keja était une Rom. C’était une Manouche, une Tsigane, une Bohémienne, une Romanichelle, quoi ! »

J’ai tout de même plusieurs regrets à propos de ce livre : tout d’abord, je n’ai pas trouvé que le lapin avait un rôle aussi important que le laissait présager le titre; j’écris cette chronique quelques semaines après la fin de ma lecture, et je dois avouer avoir très peu de souvenirs du petit animal. Enfin, la fin du livre est trop facile, rapide et, à mon sens, pas très crédible.

Malgré ces points négatifs, je suivrai de près les prochaines œuvres romanesques de Sandrine Kao car le principal souvenir que je garderai de ce livre, c’est sa plume savoureuse.

Note

03


fiche1

Auteur : Sandrine Kao
Éditeur : Syros
Date de parution : 8 février 2018
Format : broché
Genre / thématique : vie quotidienne, humour
Tranche d’âge : à partir de 12 ans
Nombre de pages : 210
ISBN : 9782748525076

 

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