Uter Pandragon – Thomas SPOK

uter

resume

Vortigern l’usurpateur règne sur la Bretagne. Uter et Pandragon rentrent d’exil, prêts à tout pour reconquérir le trône qui leur revient. légitimement. Pandragon est un meneur d’hommes qui croit en son bon droit. Uter est un guerrier, mû par la vengeance. Une ombre plane sur leurs aventures : celle de Merlin et d’une mystérieuse petite fille. Seraient-ils les jouets de puissances obscures et merveilleuses ?

avis

Merci à Babelio et aux éditions des Forges de Vulcain pour leur confiance.

J’étais intéressée par ce livre car j’apprécie toutes les histoires qui se déroulent dans une ambiance celtique. Je savais qu’Uther Pandragon était le père du roi Arthur, mais le fait que, dans le résumé, il soit expliqué qu’Uter et Pandragon sont deux personnages différents a fait naître beaucoup de questions dans ma tête et a attisé encore plus mon intérêt pour ce roman.

On peut tout à fait le lire sans rien connaître de la légende arthurienne. L’histoire évoque simplement la vengeance de deux frères envers celui qui a usurpé le trône depuis la mort de leur père et de leur frère aîné. Les deux princes ont des personnalités bien distinctes : l’un est sage et raisonné (le profil du roi parfait), l’autre fougueux et téméraire. Ce dernier, Uter, est celui que nous suivons le plus souvent. Son côté fier, libre et indépendant le rende charmant, aussi bien auprès de la gente féminine que des lecteurs. Cependant, un autre personnage, agissant dans l’ombre, a un rôle tout aussi déterminant, voire plus, dans la résolution de l’intrigue : le sorcier Merlin. J’ai adoré la façon dont ce personnage a été exploité. Dans la plupart des œuvres littéraires, cinématographiques et télévisées où il était présent, c’était sous la forme d’un vieux druide barbu. Puisque cette histoire se déroule avant la quête du Graal, il est forcément plus jeune, mais il est surtout capable de changer d’apparence et possède le don de connaître des éléments de l’avenir; don qui va le tenir perpétuellement en guerre avec son démon de père. Les victoires de l’un ou de l’autre auront des conséquences significatives sur le monde des hommes… J’ai adoré ces nombreuses confrontations et que le père de Merlin fasse partie de l’histoire.

« Ma vie est une foudre. Une puissance trouble me lance au hasard pour que je ravage et gaspille d’un coup ma force. Et j’aime cela. Je veux être éphémère et grandiose. »

Les péripéties sont intéressantes mais elles auraient été véritablement passionnantes sans ce vocabulaire compliqué et ces tournures de phrases trop alambiquées. A plusieurs reprises, j’ai dû relire des passages, ne comprenant pas de quoi il était question ou de quel personnage on parlait. Je pense sincèrement que l’écriture aurait gagnée à être plus simple. J’ai fini par être agacée de ne pas tout comprendre, et soulagée quand j’ai lu la dernière page.

L’histoire ne manque pas d’action et de rebondissements. J’ai aimé suivre le retour au pays d’Uter, Pandragon et de leurs hommes. Cependant, une carte n’aurait pas été de trop au début du livre pour pouvoir suivre et comprendre plus aisément les déplacements des protagonistes mais aussi des ennemis.

Globalement, ce fut une lecture plaisante, originale, qui m’a fait découvrir des personnages de la légende arthurienne que je connaissais mal. J’ai bonne espoir que la fin ouverte laisse présager une suite…

Note :

03


fiche1

Auteur : Thomas Spok
Éditeur : Aux forges de Vulcain
Format : broché
Date de parution : 20 avril 2018
Genre / thématiques : fantasy, historique
Nombre de pages : 416
ISBN : 9782373050400

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Un commentaire sur « Uter Pandragon – Thomas SPOK »

  1. Bonjour, ah ! Je me réjouis de constater que tu as apprécié ma réécriture de Merlin (personnage dont nous avons peut-être trop souvent une image figée, en effet), et le plus rare Uter dont on se souvient surtout par le film « Excalibur » de John Boorman.
    Ce que tu dis au sujet du vocabulaire et des tournures de phrase fait écho à un questionnement récurrent de ma part sur la notion de style et mon rapport aux textes médiévaux : on admet en général que les auteurs du cycle arthurien ont un style sobre, avec des formules répétitives et peu variées qui renvoient aux contraintes rythmiques des chansons de geste en vers. Les auteurs en prose du Moyen Âge s’efforçaient de conserver cet héritage en privilégiant les répétitions, les symboles et en évitant la psychologie et l’expression directe des sentiments.
    Or il est possible qu’une écriture simple, intégrant une approche moderne de la psychologie des personnages, rende mieux hommage au cycle arthurien. Mais il me semble que Barjavel l’a finalement déjà accompli avec « L’Enchanteur ».
    J’essaie donc de renouveler, dans la mesure de mes moyens, la réécriture arthurienne en m’appuyant aussi sur d’autres modèles, dont Quinet, Apollinaire, Aragon (entre autres), qui l’ont abordé davantage par le biais de la métaphore, puisque c’est en poésie surtout que s’est épanoui en France le cycle arthurien à la fin du XIXème siècle et au début du XXème. Cette écriture peut paraître plus obscure, c’est un risque que j’ai pris, en tout cas c’est une tentative.

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