Smog of Germania – Marianne STERN

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resume

Dans une Allemagne alternative aux environs de 1900, la capitale Germania a connu une industrialisation incontrôlée. Envahie par un smog noir, il est difficile de cerner le jour de la nuit et de se promener sans masque. Les plus riches vivent en hauteur, cloîtrés dans des tours pour se protéger, tandis que les plus pauvres supportent la pollution dans les bas-fonds où fourmillent des guildes d’assassins, de trafiquants et de créateurs d’armes en tout genre. Viktoria, fille de l’empereur n’hésite pas à s’y rendre pour se divertir malgré les dangers. Elle découvrira ainsi le terrible complot qui s’ourdit dans l’ombre depuis trop longtemps…

avis

J’ai toujours beaucoup de plaisir à être immergée dans des mondes steampunks, ces univers parallèles où des éléments de l’époque victorienne se mélangent à l’industrie, les sciences et la mécanique. Si les règles de base du steampunk sont respectées et habilement mises en place ici, l’auteure s’en détache à plusieurs reprises. Elle a notamment choisi comme décor l’Allemagne, un pays dont les auteurs de livres fantastiques s’inspirent très rarement. Connaissant mal ce pays, je ne peux pas dire si des lieux réels sont mentionnés. En revanche, les noms des personnages, des dirigeables et les dialogues rappellent régulièrement la langue germanique. On ne peut également ignorer le fait que nous sommes au début des années 1900 et que le gouvernement germanique cherche à tout prix une raison d’entrer en guerre contre les Français… Rattachement avec la réalité ?

On n’a aucune difficulté à être plongé dans l’ambiance grâce à la formidable plume de l’auteure qui excelle dans les scènes de descriptions : entre les engins volants, les créatures mécaniques ou l’étouffant nuage de pollution, on visualise parfaitement les différents espaces.

« A l’exception de son ballon, le vaisseau ne possédait aucun des attributs des zeppelins traditionnels que Viktoria apercevait parfois dans le ciel de Germania. Le Jungfrau paraissait tout droit sorti des Caraïbes et des histoires de flibustiers, mais également d’un univers fantastique lorsque l’on observait ses ailes lui conférant une allure animale. »

Si la tumultueuse Viktoria conduit l’action au début du livre, Jeremiah et Maxwell la mettent rapidement dans l’ombre, et ce n’est pas un mal. Certes, l’Exécuteur et l’alchimiste, ténébreux, redoutables et plein de secrets, sont stéréotypés, mais j’ai trouvé Viktoria vite insupportable, égocentrique et un peu empotée. Le redoutable cyborg est sans conteste mon personnage favori.

Mais ils croiseront bien d’autres gens. En effet, leur aventure prend des allures d’enquête dont l’échec pourrait engendrer un véritable désastre. La tension est palpable tout le long du roman et les héros, convaincus de leur perspicacité, vont devoir réviser leurs certitudes… Les amateurs d’histoires sombres seront comblés par ce livre dont l’issu est révélée à la toute dernière page. La fin risque de ne pas satisfaire tout le monde mais, me concernant, je la trouve très juste.

J’adore l’univers steampunk et je l’adore encore plus quand il est décrit avec une plume comme celle de Marianne Stern ! Ce fut une super lecture que j’ai honte d’avoir laissée dormir dans ma pile à lire pendant deux ans… Dernière précision : ce livre est le premier volume d’une trilogie mais chaque tome peut se lire indépendamment des autres.

 

Note :

04


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Auteur : Marianne Stern
Éditeur : Mnémos
Format : poche
Date de parution : 20 avril 2017
Genre/thématique(s) : fantastique, steampunk
Nombre de pages : 448
ISBN : 9782354085483

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