La mort n’est qu’un début – Ambelin & Ezekiel Kwaymullina

Beth a quinze ans, éternellement. Car Beth est morte, devenue fantôme. La seule personne qui puisse encore la voir et l’entendre, c’est son père, policier. Alors qu’elle enquête avec lui sur un incendie qui a fait un mort impossible à identifier et deux disparus, l’adolescente rencontre Isobel, une fille étrange qui parle par énigmes… et qui la voit, elle aussi.

Après avoir vu la couverture de ce livre et lu son résumé, j’ai immédiatement été emballée !

On est de suite plongé dans l’action puisque le livre démarre sur le lieu de l’incendie, où Beth et son père font les premières constatations. Relégué aux affaires simples depuis la perte de sa fille, le policier va vite comprendre que son enquête est plus complexe qu’il n’y paraît… Même si elle n’a qu’un interlocuteur unique, Beth prend aussi les choses au sérieux et son père s’évertue à la préserver. Ce binôme fonctionne très bien et est très touchant. Car entre les péripéties propres à l’enquête, les personnages reviennent sur la mort de Beth, la vie qu’ils avaient avant, et l’enfer d’être dorénavant dans deux mondes séparés.

Ce roman aurait pu devenir un coup de cœur s’il avait continué sur cette lignée. Cependant, l’intrigue prend une toute autre direction quand les héros font la rencontre de Capture, une jeune fille qui pourrait avoir un lien avec l’incendie et qui, de plus, est capable de voir Beth et de communiquer avec elle.

« Tout est étrange.
Il y a deux soleils suspendus en l’air.
Pas de rivière. Qu’un ruisseau.
Les arbres n’ont pas de feuilles. Ils se rassemblent en une forêt de bâtons.
Toutes les couleurs sont délavées.
Le ciel est gris, pas bleu.
Les arbres sont ternes, pas blancs.
Même les soleils sont pâles. »

Son récit est très mystique et surtout hyper métaphorique; je m’y suis totalement égarée. Le style d’écriture est différent; les phrases sont courtes, parfois nominales. Je n’ai pas compris ce que je lisais, au point que j’ai fini par lire le récit principal en diagonale et aujourd’hui, à peine une semaine après l’avoir lu, je suis incapable de me souvenir de l’issu de l’enquête. J’ai cru comprendre, en lisant d’autres avis, qu’il y avait des références à la culture aborigène (à laquelle appartiennent les deux auteurs), mais même ça je ne l’ai pas saisi…

Ce roman me laisse avec le même sentiment de perplexité que j’ai eu après la lecture de Caraval de Stephanie Garber. En gros, c’est le genre de romans qui sont soit adulés, soit détestés, sans demi-mesure. Malheureusement, pour moi, ça n’a pris. Il y a un trop grand fossé entre l’enquête et la réalité évoquée par Capture, trop de personnages dans l’enquête, et le roman est trop court pour qu’on puisse avoir le temps de tout assimiler.

Ce roman me laissera un sentiment de frustration pendant un bon moment. Je vous conseille cependant de lire d’autres chroniques à son sujet car il y en existe de très positives.


Auteurs : Ambelin & Ezekiel Kwaymullina
Éditeur : Rageot
Format : broché
Date de parution : 22 janvier 2020
Genre / thématique : enquête, fantastique
Tranche d’âge : à partir de 14 ans
Nombre de pages : 256
ISBN : 9782700273892

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