Un sort si noir et éternel – Brigid KEMMERER

Un soir, dans les rues de Washington, Harper, 17 ans, est témoin d’une tentative d’enlèvement. Faisant fi du danger, la jeune femme, partiellement handicapée, s’interpose. Mais le kidnappeur lâche sa première proie et, après avoir maîtrisé Harper, l’emmène avec lui…
D’un coup de baguette magique, ou presque, Harper bascule dans un autre monde. Elle découvre un lieu qui a tout du château de conte de fées : orchestre sans musiciens, cuisine enchantée et, bien sûr, prince beau et énigmatique. Prince maudit, en vérité.
Coincé dans un automne éternel, le prince Rhen cherche à débarrasser son peuple d’une créature sanguinaire. C’est pour briser le sort qu’il ordonne au commandant Grey d’enlever des jeunes femmes, saison après saison… Mais ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il est lui-même ce monstre assoiffé de sang. Pour rompre la malédiction, il doit se faire aimer avant le début de l’hiver, avant qu’il ne se remette à tuer… Rien de plus aisé, en apparence, pour ce jeune homme séduisant. Pourtant, aucune des centaines de jeunes femmes avant Harper n’a succombé à son charme.

Une nouvelle fois, je me suis retrouvée perplexe face à une lecture qui enchante tout le monde.

Pourtant, le livre commençait bien. J’ai apprécié le premier tiers du livre pour ses décors et son héroïne coriace. Par la suite, j’ai savouré le lien très naturel qui se créé entre elle et Grey. Bien que physiquement très différents, leur caractère se ressemble et j’ai adoré chaque scène où ils ne sont qu’à deux.

Où le roman m’a-t-il déçue ? Premièrement avec Rhen. Au fur et à mesure du roman, il ne devient que défaitisme, apitoiement et autoflagellation (c’est de sa faute si le royaume est dans cet état, ça ne fonctionnera jamais, autant tout arrêter tout de suite, etc). Les personnages qui pleurent tout le temps, très peu pour moi. Si j’ai trouvé le rapprochement entre Harper et Grey émoustillant, c’est loin d’être le cas de celui entre Harper et Rhen. Les dialogues sont bateaux, creux et leur début d’idylle ne m’a pas convaincue le moins du monde. Ensuite, Lilith la sorcière n’a pas grand intérêt dans la résolution de l’intrigue; elle n’est là que parce qu’il a semblé nécessaire à l’autrice d’avoir une méchante et pour introduire des scènes sanglantes gratuites.

« Il n’a jamais été question de pouvoir mettre un terme à cette malédiction. C’est une condamnation à mort. La véritable malédiction a été d’imaginer que nous pourrions en réchapper. »

Enfin, j’ai peiné à terminer ce livre car il est truffé de longueurs. Si on jette une vue d’ensemble sur les péripéties, on constate qu’il ne s’y passe pas grand chose. Les quelques scènes de combats sont expéditives; dommage, ce sont les seules scènes propres au fantastique qu’offre cette histoire. Tout le reste n’est là que pour servir la romance bancale. Lecteurs fans d’aventures merveilleuses et chevaleresques, passez votre chemin.
Bien que sorti de nulle part, l’épilogue redonne un peu de mystère à cette saga que je laisse à d’autres qui sauront mieux l’apprécier que moi.

Note :


Autrice : Brigid Kemmerer
Editeur : Rageot
Format : broché
Date de parution : 8 septembre 2021
Genre / thématique(s) : romance, fantastique
Tranche d’âge : à partir de 15 ans
Nombre de pages : 704
EAN : 9782700276442

4 commentaires sur « Un sort si noir et éternel – Brigid KEMMERER »

  1. Enfin je retrouve un avis dans la lignée du moins ! Je commençais à désespérer 😉
    Personnellement, je n’ai pas apprécié ce roman du fait de sa trop grande superficialité et des nombreux clichés qu’il présente. D’autant plus qu’il est d’une totale prévisibilité !

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