Un été en liberté – Mélanie EDWARDS

Violette a 14 ans. Cet été, comme les années précédentes, ses parents sont trop fauchés et trop occupés pour emmener leurs quatre enfants en vacances. Brune, 17 ans, Paul, 16 ans, Élise, 6 ans et Violette vont donc partir seuls pendant un mois dans une maison à Ferréol, en Ardèche, d’où vient leur mère. Sur place, les quatre enfants redécouvrent la liberté au contact de la nature, loin de leur mère débordée et de leur père colérique et instable. Au fil des jours, Violette fait la connaissance de Bosco, un garçon de son âge également en vacances à Ferréol chez son grand-père. Les deux adolescents se rapprochent et vont vivre, le temps d’un été en liberté, les premiers vertiges de l’amour.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman avec des descriptions aussi efficaces. Dès les vingt premières pages, je me suis retrouvée en vacances avec ces enfants, dans un hameau perdu au milieu de la nature, sous le soleil et le chant des cigales… C’était tellement agréable ! Le dépaysement est d’autant plus assuré que l’histoire se passe en 1989, loin de la société connectée. Pour communiquer, on se téléphone sur l’unique appareil de la maison, on laisse des petits mots, on enfourche son vélo ou sa mobylette et on va à la rencontre des gens… J’aurais aimé connaître cette époque.

Je pense que c’est en parti grâce à ce décor naturel et simple que la relation entre Violette et Bosco paraît si évidente. C’est un véritable coup de foudre qui s’opère entre les deux et on y adhère complètement. Ils sont bienveillants, confiants, jeunes et insouciants… Je les ai adorés (Bosco aurait pu être un book boyfriend si j’avais été plus jeune). Les liens de la fratrie sont aussi beaux à observer : Brune l’aînée qui joue les mères de substitution, Paul l’unique garçon qui brave les interdits, Violette, et Elise la petite malicieuse. Il y a une telle complicité entre eux tous ! C’est probablement ce qui les a sauvés au milieu de leur situation familiale compliquée.

« Les parfums qui traversaient la voiture m’enivraient, j’entendais aussi les cigales et les grillons… Et puis soudain on y était. La colline s’est fendue pour laisser la vue sur le hameau : à peine une dizaine de maisons, de fermes, plantées là au milieu des blés, des cyprès et des lavandes. »

Ne vous attendez pas à une intrigue sensationnelle ou à d’énormes rebondissements; c’est un roman qu’on lit si on recherche l’évasion, la détente, les bonheurs simples. En fait, Melanie Edwards nous offre tout simplement un feel good book pour adolescents.

Ce récit d’un premier amour fut une jolie parenthèse entre toutes mes lectures de mondes plongés dans le chaos. Certes, la couverture ne paie pas de mine et la fin est un peu abrupte mais ce livre mérite qu’on s’y intéresse absolument ! Et si ma chronique n’a pas suffi à vous convaincre, je vous laisse une interview de son autrice.

Note :

04

Auteur : Mélanie Edward
Éditeur : Bayard
Format : broché
Date de parution : 8 juillet 2020
Genre / thématique(s) : romance, adolescence
Nombre de pages : 208
Tranche d’âge : à partir de 13 ans
ISBN : 9791036317170

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