Deep Water – Sarah EPSTEIN

Avant la tempête
Sept amis. Mason, Chloé, Henry, Tom, Raf, Rina et Sabeen se sont trouvés. Ils se savent liés à jamais et ne se cachent rien. Leurs vies ne sont pas toujours faciles mais ils restent ensemble, malgré les épreuves.
Lorsqu’une nuit, l’orage éclate.

Maintenant
Henry a disparu. Fugue ? Enlèvement ? Meurtre ?
Tout le monde le cherche, tout le monde se méfie, tout le monde est suspect.
Chacun a des secrets à protéger. Coûte que coûte…

Que s’est-il passé la nuit de la tempête ?

La construction du récit et l’ambiance rapidement obscure m’ont donné le sentiment d’être face à un mélange entre Plein Gris de Marion Brunet et Le fracas et le silence de Corey Anderson.

La référence au premier livre est dû à l’alternance entre récit au présent et flash back pour déterminer ce qui est arrivé à Henry. Disparition volontaire ? Accident ? Le doute plane jusqu’à la dernière ligne et tout le monde est suspect aux yeux des lecteurs. Les indices s’accumulent, les pistes maigres et confirmées se multiplient, etc. Cependant, Chloé, héroïne et narratrice récurrente, aime à croire qu’aucun de ses amis d’enfance n’est impliqué dans ce mystère… Elle incarne à merveille l’adolescente têtue et curieuse prête à braver tous les interdits pour découvrir le fin mot de l’histoire.

La partie que j’ai le plus appréciée, c’est celle où Mason est narrateur. A l’instar des personnages principaux du Fracas et le silence que je mentionnais plus haut, c’est un adolescent malmené par la vie (principalement par sa mère alcoolique dont l’emprise malveillante est un cauchemar quotidien). Complètement acculé, il finit par devenir le suspect parfait. A-t-il participé à la disparition de son petit frère ? J’ai adoré cet antihéros dont on ignore s’il faut le plaindre ou le craindre.

« C’était comme si des braises incandescentes lui comprimaient la poitrine, s’entassaient, s’accumulaient sans qu’il puisse s’en échapper. Et parfois la chaleur devenait tellement insupportable que Mason voulait s’arracher la peau, s’ouvrir le torse et éjecter le tout. Ca lui donnait des maux de tête; des brûlures au coeur. C’était comme enfermer tout au fond de lui une identité secrète, que personne ne devait voir.
Il était peut-être quelqu’un de très mauvais.
De dangereux. »

L’autrice maîtrise l’art du suspense et des descriptions (les décors australiens entre villes et terres sauvages sont agréables à imaginer). Ce one-shot était véritablement prometteur. Pourquoi a-t-il fallu que la fin soit en dessous du reste de l’histoire ? Contrairement à ce qui m’arrive bien trop souvent, je n’avais pas soupçonné la vérité. Pourtant, j’ai le sentiment d’avoir été bernée par la phrase d’accroche sur la couverture : tous les meurtriers ont des amis d’enfance. Si, comme moi, elle vous inspire une issu terrible et machiavélique, vous serez déçus. J’enrage de finir ce roman sur ce sentiment de frustration; cela dit, je guetterai attentivement les prochaines parutions de Sarah Epstein car le reste du livre m’a beaucoup plu.

Note :

04

Auteur : Sarah Epstein
Editeur : Bayard
Format : broché
Date de parution : 19 janvier 2022
Genre / thématique(s) : thriller
Tranche d’âge : à partir de 15 ans
Nombre de pages : 448
EAN : 9791036325342

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